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Atelier de désintoxication de la langue de bois

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Proposé et animé par la SCOP l’Engrenage, vendredi 4 novembre 2016, de 9h30 à 13h30, au Centre socio-culturel de Bléré (37).

Dans le lieu où, la veille au soir, Franck Lepage se produisait dans Inculture — «conférence gesticulée» — un atelier de désintoxication de la langue de bois, auquel il nous a chaleureusement convié, se tient de bon matin. Généreusement, un petit déjeuner nous est proposé par le partenariat CSC de Bléré / l’Engrenage.

Nous étions une vingtaine, femmes et hommes, de tous âges. Voici le sentiment que cet atelier m’a laissé…

Grâce à trois mises en situation, amenant naturellement chacun à aborder des questions pratiques avec son prochain, telles la 1ère lettre du prénom ou encore le temps mis pour arriver, l’ordre du groupe, chaque fois redistribué, nous mettait de fait au contact de nouvelles personnes.

Dans un second temps, assis en cercle, nous nous sommes interrogés sur des termes, sigles et expressions de langage au sens dénaturé, perverti ou appauvri par la langue de bois institutionnelle. J’ai apprécié la réflexion commune et la qualité d’écoute. Il y a eu quelques interventions particulièrement pertinentes. Nos différences de vécu étaient enrichissantes.

A mi-parcours, le maire de Bléré est arrivé et s’est introduit dans le cercle. Très rapidement, il a pris la parole d’une manière péremptoire au sujet de la finance internationale (peut-être cela venait-il d’être abordé…). Il nous a soumis à une interrogation orale, aussi longue que pesante, portant sur des sujets de spécialistes, en mettant en avant sa qualité de professeur d’économie à l’université. Cette intrusion incongrue aurait bien pu stopper le bon déroulement de cet atelier d’éducation populaire* que nous menions fort modestement mais de manière cohérente.

Après une pause, l’atelier reprend. Le maire exprime alors, en restant debout, le fait qu’il ne pouvait rester mais qu’il était sûr que la suite de l’atelier serait tout aussi bien que sa 1ère partie. Il n’avait décidément pas compris que notre quête était d’être vigilants quant au sens des choses. Nous n’en étions pas à dire si ce que nous faisions était bien, nous en étions à poursuivre une expérience commune.

Dans un troisième temps, nous nous sommes regroupés par 2 ou 3, voire plus afin de produire, au choix, une lettre de non motivation, un discours à partir de termes prédéfinis tirés au hasard, ou bien encore une ré-interprétation libre de sigles connus…

Après 30 minutes de préparation, les présentations des cogitations collectives se sont déroulées dans une ambiance détendue. L’humour était au rendez-vous, ce fut un bon moment.

 

*éducation populaire : [L’action des mouvements d’éducation populaire se positionne en complément de l’enseignement formel. C’est une éducation qui dit reconnaître à chacun la volonté et la capacité de progresser et de se développer, à tous les âges de la vie. Elle ne se limite pas à la diffusion de la culture académique, elle reconnaît aussi la culture dite populaire (culture ouvrière, des paysans, de la banlieue, etc.). Elle s’intéresse à l’art, aux sciences, aux techniques, aux sports, aux activités ludiques, à la philosophie, à la politique. Cette éducation est perçue comme l’occasion de développer les capacités de chacun à vivre ensemble, à confronter ses idées, à partager une vie de groupe, à s’exprimer en public, à écouter, etc.] (https://fr.wikipedia.org/wiki/Éducation_populaire)

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