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OnCaffeine au Temps machine, le 01/12/2016

Le concert est prévu dans la partie club, dont la jauge est de 200 personnes. Jolie ambiance. Le bar est ouvert, le prix des consos très abordables. L’équipement de la salle est au top; côté technique, y’a du level!

Bien-sûr, la scène est préparée. Bien qu’elle soit légèrement surélevée, le public la domine. Des drôles d’instruments positionnés sur le devant attire l’attention par leurs couleurs vives et leurs formes variées: il semble y avoir des bols et des sortes de plats.

21h, c’est parti. La musique démarre avec ces couleurs… Ces instruments qui proviendraient plutôt d’une cuisine servent de percussions. Ca pourrait être pour rire, pour blaguer; pas du tout! La musique prend et ça monte, ça vient, ça commence à emporter. Puis il y a cette drôle de chanteuse, avec un air asiatique. Je la sens fascinante; je ne me trompe pas. Son corps est très mobile. Hyper concentrée, elle est un peu comme folle. Elle est capable d’une diction extraordinaire. Ils sont tous très concentrés et servent une musique qui surprend. A un moment fort, très fort, les sons semblent sortir d’outre tombe et vous porter de manière concrète. C’était vibrant, énorme, mais pas agressif. C’était fort par la volonté, fortement imposée. Le bassiste joue en accords! Les éclairages caressent chaque musicien. C’est magique. A un autre moment, chacun martèle vigoureusement une de ces percussions étranges et colorées. Des boîtes de conserves à moitié écrasées s’y sont agrégées. Nous est alors offert un moment de musique répétitive commençant par une longue et extraordinaire polyrythmie. Il y a de la tenue, beaucoup de tenue. Un autre souvenir me revient : la douceur du sax ténor, s’offrant à cœur ouvert. Le sac alto, lui, susurrait quelques bribes, comme dans un rêve. Sont sortis d’un synthé je pense des sons pour moi inconnus. Pleinement autonome, chaque musicien a tout donné. Le batteur est à l’œuvre pour structurer l’ensemble. Au long de leur prestation, je suis traversée par la joie, oui, mais aussi par la tristesse, oui, mais comme désincarnée, et l’étonnement aussi. J’ai aussi été touchée par des textes, prononcés très librement, des textes évoquant le monde inhumain qui nous environne, d’ailleurs le ton est parfois celui d’une machine, une machine infernale que rien n’arrête. Et pourtant il semble qu’une chose va s’arrêter puisque le guitariste — aussi fondateur du groupe semble-t-il — annonce que ceci est leur dernier concert… je suis déconcertée! Il est fort, par sa foi pourtant, par sa rage aussi, on le sent et c’est beau et grand. Lui aussi est comme fou. Ils ont vraiment une approche libérée des instruments et de leurs archétypes. Je pense qu’ils ouvrent une voie.

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