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De quoi Benoit Hamon serait-il le messager ?

Benoit Hamon sur le banc du gouvernement à l'assemblée nationale

    Oui mais… « Gloire au travail » ???

    Cette célèbre formule maçonnique qui condense la morale républicaine dans laquelle nos droits équilibrent nos devoirs et réciproquement, ne saurait être enfermée dans sa pure littéralité par ses énonciateurs éclairés qui consacrent la meilleure part d’eux-mêmes à la recherche permanente de la vérité, c’est-à-dire puisque la vérité dépend d’abord de sa « bonne » orientation du et dans le temple comme ailleurs, à une quête de sens. Certains d’entre-eux y cèderaient-ils, que ces frères imiteraient – je veux le croire – malgré eux, ces extrémistes qui s’égarent quand ils défendent avec plus de convictions les virgules de leur credo ou les minuties rituelles que la puissance de l’outillage symbolique dont les décors, matériels ou immatériels, doivent demeurer les atours brillants et gratifiants mais aussi par définition circonscrits à leur propre obsolescence qui est la dimension technique de la vanité.

    Aujourd’hui, les méthodes de mobilisation des masses financières nécessaires pour conduire des projets structurants à l’échelle de la société et au-delà, ne relèvent plus exactement du seul travail, au sens où nous entendons la convocation et l’utilisation de l’énergie personnelle, mais demande de la part de leurs initiateurs une expertise relationnelle (météorologique) spécifique. La reconnaissance de cette expertise a créé une plage intermédiaire de très hauts revenus, hier réservés statutairement aux professions libérales qui ont vu leurs prérogatives s’éroder à concurrence de leur isolement organique, au point que le démagogue Macron tient pour une évidence, sous l’effet des vapeurs d’un consumérisme mal digéré, qu’il convient de leur rogner définitivement les ailes, en déréglementant à tout va, pour les réduire à quia. Dans un silence de cimetière, le volatile Macron a des rêves d’albatros qui, paradoxalement, empêche de marcher !

    Cette expertise au cœur de l’intermédiation météorologique entre les flux de données auquel se réduisent ceux que je définis « infolétaires » – après « profiling » et sondage, et les systèmes experts interagissant les masses financières à la vitesse des processeurs informatiques, produit de facto une tripartition des revenus entre ceux du (grand) capital (survivance de la justification systémique initiale) qu’il soit privé ou public, ceux de la délégation de sa gestion météorologique (de nature managériale ou politique, peu importe) cette dernière permet par effraction normative de l’establishment : la carotte ou la « pantoufle » (cf. cas Lagardère ou Drahi) d’accéder à l’accumulation capitaliste, et enfin ceux du travail : l’écrasante (et écrasée : \ lol /) majorité d’entre-nous : les infolétaires, conscients de l’être ou pas !

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