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De quoi Benoit Hamon serait-il le messager ?

Benoit Hamon sur le banc du gouvernement à l'assemblée nationale

    Oisiveté et rédemption

    L’agir dans sa pleine puissance, autrement dit la noblesse en action se sépare peu à peu, comme d’une gangue adhérente, de l’antique malédiction liée au travail défini comme souffrance rédemptrice dans l’optique très chrétienne du « rachat » de cette faute (originale et ontique) dont la plupart des intéressés ne perçoivent plus tout à fait clairement quel est leur part de responsabilité dans sa commission. Au labeur qui suroccupe son exécutant-bénéficiaire au point de devoir comptabiliser le « burn-out » au rang des maladies professionnelles, est opposé l’oisiveté mère de tous les vices, comme cela s’entend sans que l’allégation soit précisément proférée. Au besoin, le moraliste sait se faire taiseux et la moraline inodore. Est-il étonnant que les thuriféraires du honteux « Revenu de base universel, inconditionnel destiné aux feignasses cosmopolites de deux sexes et plus si affinités » s’illustrent également dans la défense de la légalisation du cannabis ? « Décidément, il n’y a pas de hasard » pensent à part eux ces mêmes moralistes ayant délaissé le café-du-commerce pour le bar-des-nostalgies qu’ils trouvaient précisément mieux « avant travaux »…

    Ce que ces moralistes normatifs perçoivent avec difficulté tient à ce que le mode de réflexion s’avère global, à l’instar de la marche du monde dont les média exposent les interdépendances croissantes. En définitive,  Cette homologie arme la pensée d’un retour de ce qui est susceptible de faire système et parfois – malheureusement – complot, contre – il faut bien préciser CONTRE – les automatismes de pensée, les conforts idéologiques et les conformismes magiques. L’exercice n’est pas exempt de dangerosité puisqu’il s’avérerait artificiel de disjoindre tout-à-fait « les indignés » ou « nuit debout » de l’inacceptable « jour de colère », ou bien le PIR du pirate… Pourtant ces acteurs mettent en scène, de manière latente ou manifeste, leur oisiveté plus ou moins coupable pour signifier l’inconfort d’errer aux confins non de l’emploi dont des habiles prétendent en dépit de l’évidence leur indiquer le chemin, mais de l’action, de l’agir efficace. Par mégarde sans doute, nos chaperons rouges 2.0 ont-ils semés sur leur passage de l’instabilité, du provisoire comme une version logicielle de leur propre vie, mais cette version appelée « beta » selon l’usage moderniste n’est ni plus ni moins opérationnelle que les « official release » d’hier.

    Renoncer au travail après la constatation, malheureuse d’abord, de sa raréfaction réelle, laquelle entraine cela vaut de le noter une perte de temps pour le trouver (ou plutôt le retrouver), perte de temps incompatible avec une gestion judicieuse de nos propres ressources et qui entre en contradiction avec la productivité réclamée au “travailleur”, ce n’est pas renoncer à l’action ; bien au contraire ! Les chantiers où exercer sa capacité à agir sont nombreux et leur ambition considérable, si tant qu’un cadre adapté leur soit fourni. N’est-ce pas au fond, le rôle de la politique que d’œuvrer à l’élaboration d’un tel format ?

    Si l’idée du « Revenu de base, ou universel ou d’existence » s’est invitée de vive force dans la primaire de “la belle alliance populaire” pilotée par le parti socialiste dont l’exécutif est issu, n’est-ce pas parce que cette idée portée par d’autres hier : le Parti Pirate ou des associations comme le MFRB… en arrive à ce moment délicieux et délicat où la cuisinière crie depuis son fourneau pour appâter les convives : « c’est prêt, c’est chaud ! »

…et que ces deux propositions sont vraies.

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