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Une impression ou deux sur les vœux de Jean-Patrick Gille, Député socialiste de Tours

Jean-Patrick Gille
portrait Jean-Patrick Gille
Jean-Patrick Gille lors d’une intervention à la mission locale, antenne du quartier Le Sanitas à Tours, le 21 octobre 2016 ©infoletaires

   Le dispositif

    Le « Petit Faucheux1 » est une salle de spectacle bien connue des tourangeaux, de ceux qui inscrivent la culture musicale à leur ordinaire, dirais-je. Hors événement spécial, cette salle accueille de la musique Jazz. Pour patienter, deux jazzmen assurent logiquement un interlude musical dans un esprit très comparable à l’ambiance choisie par le maire de Tours (LR) lors de ses vœux, voici quinze jours. Le dispositif adopté pour la cérémonie des vœux du député socialiste Jean-Patrick Gille est celui du conférencier intervenant debout face à des gradins remplis de personnes assises auxquelles le service d’ordre (de Malte) explique (un peu sèchement) qu’ils ont le droit (peuvent et doivent) de poser leurs fesses ici… mais pas là ou là. Houla ! Le procédé renvoie de manière formelle à la scénographie du stand-up pendant le déroulement duquel la démarcation entre le proscenium et la salle proprement dite se trouve matérialisée sans ambiguïté par le premier rang de fauteuils réservés aux personnalités : les fameux officiels… président de Région, président d’Université… L’espace est structuré par ce déséquilibre assumé « scène-salle » qui sied à l’exercice concertant sans qu’il me convainque tout-à-fait pour une prise de parole politique, dans le contexte actuel. Voire…

    « Sold out » (à guichet fermé)

    Le show du député se déroule devant une salle archi-comble. La récente désignation de « l’inattendu » Benoit Hamon n’est sans doute pas étrangère à une telle affluence. Sans connaître la jauge exacte du « Petit Faucheux », j’estimerais l’assistance à un peu plus de deux cents spectateurs, tous publics confondus : partisans, pros et curieux (« sympathisants » en langue partisane). À un moment de l’histoire politique de notre pays où le candidat socialiste, désigné par une séquence dite « primaire », inscrit parmi ses propositions phares sinon clés, l’idée selon laquelle, une partie de « l’avenir désirable » qu’il entend incarner, suppose de faire de la politique autrement, je m’étonne qu’un de ses soutiens déclarés, utilise aussi directement les codes de la politique spectacle. Précisément celle à laquelle une partie importante des électeurs souhaite tourner le dos, indépendamment que ce groupe non identifié soit majoritaire selon que l’on accepte de spéculer, ou non, sur le fait que que tous les votes du dimanche 29 janvier 2016 ne reflétaient pas une adhésion à l’entièreté du programme de Benoit Hamon mais procédaient pour partie du rejet de la personne de Manuel Valls.

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