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De la Macronomie au « Néo-doriotisme »

Jacques Doriot, le fantôme du passé décomposé

Bref rappel historique : Jacques Doriot, ancien combattant et député-maire communiste de Saint-Denis. est à l’origine de la création, circa 1936-1940, du “doriotisme” pour autant que l’historien distingue cette tendance du collaborationnisme pur et simple. Cet élu de gauche notoirement antifasciste et philosémite à ses débuts, crée après son éviction du PCF en 1936, un parti à sa mesure et à ses ordres qu’il nomme PPF pour Parti Populaire Français. Positionné à gauche lors de sa création, cet outil politique dérive vers la droite malgré sa récusation des étiquettes, selon la formule “Ni à droite, ni à gauche” dont il est le précurseur. Le PPF souffre de déficit programmatique chronique malgré les talents qu’il a rameuté car s’y inscrivent, pour un temps au moins, tout ce que le collaborationnisme compte d’intellectuels.

Dès 1940, le PPF soutient par opportunisme la “Révolution nationale” du maréchal Philippe Petain dont il est une composante mais refuse son inclusion dans le rassemblement collaborationniste plus large car Jacques Doriot se berce de l’illusion d’attirer à nouveau à lui les couches populaires. De manière factuelle et sous l’impulsion de son leader, le PPF théorise, prône et pratique la collaboration totale avec l’Allemagne nazie jusqu’à créer la LVF : Légion de volontaires français, qui agira comme succursale française de la Waffen SS sous l’uniforme de laquelle Jacques Doriot combattra sur le front de l’est à un moment ou son anticommuniste et son antisémitisme atteint son apogée.

En résumé, le “doriotisme” peut se lire comme la trajectoire de l’ambition totalement opportuniste d’un homme brillant certes mais préoccupé de son seul destin personnel quoiqu’il en dise.

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