Vous êtes ici
Accueil > Idées > Note sur “l’ordo-libéralisme” de Macron

Note sur “l’ordo-libéralisme” de Macron

Wilhelm Röpke (1899-1966)

Néo-néo-libéralisme

Note au sujet de l’ordolibéralisme dont ne se réclame pas encore explicitement le candidat Macron mais cela s’apprécie pour qui sait entendre. Le lyrisme du candidat du “Projet France”… s’interdit de prononcer des gros mots… c’est un garçon bien élevé.

L’ordolibéralisme1 est un des rameaux du néo-libéralisme.

Il se développe, après la Première Guerre mondiale, dans la plupart des pays occidentaux. L’ordolibéralisme dit encore “idéologie” du “modèle allemand” est le socle de l’économie sociale de marché.

L’ordolibéralisme est d’abord – comme son nom l’indique – un libéralisme.

L’ordolibéral prône la liberté économique et fait confiance aux initiatives individuelles et aux mécanismes du marché.

En conséquence, l’ordolibéralisme s’oppose à toutes les formes de socialisme et de planification. Le “plan” et son commissariat sont des monstres !

Il s’agit de la version moderniste du libéralisme, apprêtée pour le XXe siècle. Il se démarque avec un systématisme de façade du libéralisme du XVIIIe et du XIXe siècles (ou paléo-libéralisme).

Si l’ordolibéralisme renonce au « laissez-faire » intégral et aux conséquences négatives d’une liberté sans règles, ni limites, il perpétue « la main invisible du marché » de Smith. Dans le contexte franco-français, parce que ce parfum de libéralisme ne saurait être une acclimatation chimiquement pure de la doctrine originale allemande – l’histoire pèse de tout son poids –  je proposerais de rapprocher cette tentative/tentation d’une forme extrême de « gaullo-colbertisme ».

Page 1 sur 3123
Top