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Le “contrat” de l’homme de Picardie

EM : Pour renouer avec l’esprit de conquête français, je veux passer avec vous un contrat (7) de droits, de devoirs, et de responsabilités.
Si vous me faites confiance, je n’entends pas, en tant que président, intervenir sur tout et partout. Je sais aussi qu’il nous est impossible de tout prévoir et que des circonstances exceptionnelles pourront nous conduire à adapter nos priorités.

    7 : nous y voilà : la (sa) conquête est précisément l’objet du contrat mais il se rédige à vue du nez, au pif en somme, un chèque en blanc remis à une espèce d’escroc à la confiance puisqu’« il sait qu’il nous est impossible de tout prévoir »… Qui est ce nous ? ou emploie-t-il déjà le pluriel de majesté ? … et moi qui ait eu un instant la faiblesse de croire que gouverner c’était prévoir ! mais voyons le contenu qui nous est promis.

EM :  On trouvera dans les pages qui suivent le contenu de notre projet, celui qui sera mis en œuvre par le futur gouvernement. Mais je veux auprès de vous prendre des engagements clairs sur les chantiers essentiels pour l’avenir de notre pays. Ce sont ces mêmes engagements que je demanderai au gouvernement comme à l’ensemble des parlementaires qui constitueront la majorité présidentielle.

Le premier chantier sera celui de l’éducation et de la culture (8). C’est la condition de notre cohésion nationale. C’est pourquoi je veux remettre la transmission des savoirs fondamentaux, de notre culture et de nos valeurs au cœur du projet de notre école et de nos universités (9).
     8 : le concept totalitaire de culture administrée est un sparadrap qui colle au doigt du candidat. Le con-tractant Macron choisit de l’associer à l’éducation, il aurait pu tout aussi bien l’adjoindre au sport (jeunisme), à l’économie (statut des intermittent et exportations) à la consommation (recettes fiscales) ou au numérique (vieilles pratiques et nouveaux usages)… il s’agit juste d’un poncif, d’un tic et peut-être d’un toc. Il se doit parler de culture sinon elle manque selon le principe qu’« une belle fille n’est pas borgne ».

    9 : Qui peut dire le contraire ? Qu’il lève donc le doigt l’enfoiré de sa race de « décadent nauséabond» de la mort-qui-tue qui penserait pouvoir organiser des tournois de « Candy Crush » rue d’Ulm… non, mais ! Je plaisante. I am kidding. En revanche silence radio sur le poids grandissant de l’éducation confessionnelle et le système hexagonal des grandes écoles, matrice de l’excellence autotrophe.

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