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Tribune libre

les calculs

Puisqu’Emmanuel Macron projette de réduire la représentation nationale de cent places, il restera en toute logique quatre cent quatre vingt dix-sept places à pourvoir durablement. Les choses étant ce qu’elles sont et quand bien même habité-e par l’esprit de politique fiction qui taraude le sondeur ordinaire je poussais la logique jusqu’à conjecturer une « vague macron » à l’assemblée à l’imitation de la vague rose de 1981, ce dernier ne devrait pas escompter plus de deux cent quatre vingt dix sièges or ne voit-on pas qu’il n’en reste déjà plus pour la fameuse société civile, macronistes de la première heure compris ! Bayrou en a négocié cent pour se rallier et Goullet de Rugy vingt pour le même motif, sans compter qu’il reste les amis à placer car quoiqu’il dise, le « démissionnaire de tout » comme l’ancien ministre-banquier aime à se présenter, en a bien une quarantaine – d’amis et enfin, « last but not least », il faut ménager une moleskine tiède sur le banc aux alliés de circonstance et de raccroc, à l’image du bon Jean Bernard, transfuge du Front National, mais aussi de l’excellent Robert Hue l’ancien numéro un communiste et à combien d’autres moins médiatiques mais aussi présents et pressants… Je pense à l’adjointe aux finances de la ville de Tours qui soigne son ulcération de ne pas avoir été désignée par LR, en se faisant investir chez Macron contre son ancienne collègue Ballesteros…

Que de convictions et de visions solides accompagnent Macron en grand uniforme de prodige politique !

Pour faire quoi ?

Gouverner dans ces conditions, s’il arrivait que la martingale magico-verbeuse du pupille de Brigitte réussisse, exigera de Macron Emmanuel qu’il infléchisse son programme à droite toute. Comment ne pas se demander si le « mariage pour tous » résistera à une assemblée où le modem largement représenté, grâce à l’habileté de son chef désormais associé-gérant de la « macronerie » en projet, avait dépêché l’une de ses affidées aux Folies Bergères en 2011 pour expliquer à un parterre rassemblant le fine fleur nationale de la cause LGBT comment le modem refusait de consentir à une union que l’intéressée définissait comme « contre nature » (sic) ! Elle a évité les coups, pas les lazzis, parce que les participants étaient trop occupés avec Najat Vallaud-Belkacem qui exposait le programme du candidat de l’époque : François Hollande.

Pourtant Macron a promis de protéger cet acquis pour bien implanter l’idée qu’il représente la continuité en acte du hollandisme. Belle pétition de principe mais le pourra-t-il ? Rien n’est moins sûr. Je ne parle ni de GPA, ni de PMA dont cette continuité hollandiste dont le jeune homme assure la garde comme s’il s’agissait d’un héritage quand il s’agit que de sa captation, devait faire une suite logique au « mariage pour tous »…

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