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Le tournant du revenu universel d’existence

Benoit Hamon porte en outre, le « revenu universel d’existence » qui donne le choix à ceux qui ne sont pas en capacité, ici et maintenant, de faire ou de reprendre des études ou une formation, de s’engager bénévolement ou bien de créer leur activité… pour favoriser cet entrepreneuriat, si cher à qui vous savez…

À l’exact opposé de la négation du travail, du laissez-aller ou du défaitisme face à l’évolution technologique, le « revenu universel d’existence » représente bel et bien un nouvel outil d’émancipation véritable et, comme le présente Benoit Hamon, l’un des futurs acquis aussi central pour la cohésion sociale que l’a été, hier, l’institution de la sécurité sociale, susceptible de rendre notre futur désirable.

Sur ce terrain délicat qui exige beaucoup de pédagogie comme sur ses autres propositions, Benoît Hamon tient un discours clair, précis, argumenté, crédible, sans pathos inutile, ni lyrisme hors de saison. Sa parole ancrée à gauche suscite l’espoir et illustre les valeurs de la gauche. Les valeurs pour lesquelles nous sommes là, parce que nous croyons dans l’amélioration du contrat social, dans la défense des biens communs, parce que nous croyons à l’émancipation de tous et de chacun, quelle que soit son assignation sociale d’origine.

Ceux d’entre vous qui lui reproche d’avoir été « frondeur » ne s’accordent-il pas cependant sur l’idée qu’il vaut mieux quand on de trouve en désaccord avec ses partenaires, démissionner afin ne pas entraver le cours de leur action, c’est ce qu’il a fait et rien de plus… et rien de moins.

Parce que précisément, j’ai défendu – pied à pied souvent – la politique de François Hollande tout au long de son quinquennat et que je défends son bilan : Compte Personnel d’Activité, Pénibilité, emplois d’avenir, garantie jeunes, rétablissement de la formation professionnelle des enseignants, je crois que la continuité de son action se trouve dans celle dont Benoît Hamon esquisse le contour programmatique car il s’agit d’aller, avec lui, plus loin et de mieux répondre aux défis du chômage de masse, des inégalités que l’on reproduit désespérément, de répondre à ces centaines de milliers de jeunes que l’on laisse au bord de la route… et dont j’ai évoqué la disparition qui semble n’émouvoir personne à droite.

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