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Présidentielles 2017 : les pros au gramme et au kilo

  Un vide plein de mauvais souvenirs

    En fait les apories économétriques du jeune picard, s’inspire du style potache bien connu : plus tu pédales moins vite, moins tu avances plus vite et l’inverse fonctionne aussi surtout en « meeting festivo-vangélique » – traduction factuelle : travailler plus pour gagner moins du « côté travail » grâce, entre autre, à l’application des « souplesses » et des « flexibilités » inscrites dans le quotidien de la négociation paritaire par les lois Macron et El Khomri, versus « moins tu investis de ton argent plus tu encaisses de profits » côté capital, grâce à la resucée du CICE s’épanouissant dans le bonheur intact d’un pacte de stabilité mieux respecté qu’un évangile d’airain.

   Ces contradictions ne sont qu’apparentes puisqu’il appert au fil de la campagne tapageuse de l’énarque démissionnaire que seules les mesures ultra ordo-libérale seront retenues et adoptées, lesquelles représentent la quintessence de l’ultra-orthodoxie libérale. Il est au fond beaucoup plus Trump que Marine Le Pen, cette dernière se satisfaisant de s’approprier sur le mode magique le vocabulaire du vainqueur étoilé mais contesté.

    En un sens, Emmanuel Macron réussit le tour de force d’être, sous le déguisement d’un « sociétaliste » convaincu et blond – à ne pas confondre avec un socialiste, une sorte de fanatique, une espèce de « jihadiste libéral» dont le livre de chevet, son chapitre économique au moins, aurait été rédigé par la crème des « Chicago boys » qui ont ravagé tous les pays dans lesquels ils ont sévi. Pour couronner l’ensemble de cette pièce montée ultra-réactionnaire, remise au goût du jour par l’attelage de la jeunesse, de travaux dentaires assumés et du culot subliminal, Macron s’est radicalisé sur les questions de société au contact de Bayrou le débonnaire des plateaux de télévision qui voue une haine féroce à son ancien camp, celui de la droite dite classique (comme le bonbon Werther’s original), pour ne pas l’avoir recyclé « au top du hip hop », en le canonisant apôtre ou “grand ken” du conservatisme moisi : ce qu’il est aujourd’hui puisqu’il n’a jamais été autre chose.

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