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Présidentielles 2017 : les pros au gramme et au kilo

    Bienvenue avant-hier

    L’arrivisme, l’archaïsme eighty et le conservatisme rhabillé façon 2.0, voilà ce que la classe politique qui se prétend progressiste nous propose au motif de l’urgence qu’il y aurait à faire barrage au Front National avant tout premier tour ! J’suis trop guez pour le coup… trop intéressé…

…ou la possibilité d’une île

    …mais il y a aussi – et c’est étonnant, ou plutôt le fait souligne l’intérêt de ce moment de l’histoire qui permet l’apparition légitime, dans un parti de gouvernement, d’un candidat porteur des propositions nécessaires pour installer notre pays dans ce siècle. Il s’appelle Benoit Hamon et il est le vainqueur improbable d’une primaire socialiste voulue par nombre de ceux qui s’étouffèrent à la lecture de son résultat contrariant leurs intérêts médiats ou sectoriels. Cependant ils devraient concevoir que l’avènement, dans leurs rangs, de Benoit Hamon, « homme non-providentiel », est le signe indiscutable qu il constitue la preuve de la vitalité de leur parti et de sa capacité à suivre et à accompagner l’évolution de la société contrairement au déclinisme mortifère qui ressasse la crainte exagérée de la disparition du Parti Socialiste par éclatement ou dessiccation, au choix. En fait, ce n’est pas un sujet,  n’en déplaise au barré solitaire Mélenchon.

    Produire un tel candidat, une fois encore, remet ce parti en selle et en phase avec les dynamiques différenciées qui concernent chacune selon sa spécificité : chômage, maladie, et son intensité : égalité, sécurité, tout ou partie des françaises et des français – quand bien même elles s’expriment sur le mode contestataire. Et tant mieux. Les thèmes abordés par ce candidat Hamon procèdent de la logique de progrès attachée aux valeurs de gauche clairement choisies par les votants à la primaire car en exploitant les avancées de la recherche dans de nombreux domaines. S’il y a bien aujourd’hui un candidat « hi-tech », il s’agit de Benoit Hamon.

   Par exemple, Hamon est le seul à aborder la question institutionnelle d’une manière satisfaisante, en s’inspirant – cela mérite d’être signalé – de la recherche universitaire anglo-saxonne en pointe sur le sujet, quand il introduit l’idée de constitutionnaliser l’air et l’eau en qualité de “biens communs”. À cette occasion, il entrouvre la porte au « communalisme » au meilleur niveau ; à celui où il doit l’être pour permettre en utilisant – comme le pratique chaque jour l’industrie du logiciel au moyen de « plug-ins », des blocs de constitutionnalité pour réformer l’institution par degré jusqu’au moment où sa nature aura été transformée et que nous vivrons, sans à-coup, sous le régime désirable de la sixième république. Le réformisme de haut niveau de Benoit Hamon appartient de plein droit à la tradition socialiste qui s’inscrit en faux contre les incurables des « grands soirs d’octobre ou de cristal » et les immobilismes jamais aussi violents, sous leur airs patelins, que lorsqu’ils s’incarnent dans l’agitation des pacotilles et le nervosisme procuré par les lampions et les drapeaux !

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