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Amis entrepreneurs : faisons nos comptes selon Saint Macron…

Incohérence des aspects normatifs

   La vision économique sous-jacente au projet « EM! » pondue selon la belle manière participato-collaborative – apporte au passage la preuve que la méthode n’est pas la panacée espérée car elle semble pétrie de contradictions pour ne pas dire d’incohérences au plan notamment des aspects normatifs que redoublent des abandons de la France vis-à-vis de l’Europe en particulier de l’Allemagne au vu des disparités qualitatives constatées entre organismes certificateurs : TUV allemands versus LCIE, autre exemple. Le laxisme des TUV à l’endroit des importateurs n’est plus à démontrer. Ne pas ajouter de Norme NF comme annoncé revient à s’aligner sur les normes européennes dont rien ne garantit l’inocuité en terme de sécurité de la personne sinon la croyance à l’état pur : nous entrons ici dans le domaine de la doxa chimiquement pure. En fait du point de vue économique, le macronisme (pour autant qu’on veuille le distinguer du libéralisme le plus ordinaire) relève plus de de la morale de chaisière – son trait saillant – que du pragmatisme pourtant fortement mis en avant par son promoteur.
 
   La financiarisation généralisée qui est en train de conduire la grande distribution (Carrefour) à distribuer un panier de services bancaires destiné à rendre captives à terme les clientèles tandis que la bancassurance écoule des forfaits téléphoniques au détail n’est pas épargnée par la vision bienveillante et partant surplombante autrement dit encore une fois morale, disposant – selon E. Macron, que la chance économique que doit incarner la France, puisque c’est son argument, réduise sa portée au seul bénéfice d’une poignée d’opérateurs auxquels il est confié la charge de procurer « prospérité et bien être » par ruissellement de la richesse produite à tout le pays, ce qui représente trop pour ceux qui ne veulent rien lâcher et trop pour nous, qui désirons demeurer acteurs de nos choix.
 

 Instabilité de l’environnement international ?

   À ce stade d’imminence, ne serait-il pas souhaitable d’indiquer aux chefs d’entreprise responsables des TPE, des PME et des ETI selon quel plan ils organiseront leur défense et terme de marques et de brevets dans un cadre juridique internationalisé dont le futur pilote de l’exécutif semble renoncer à maîtriser la définition précise, en poursuivant la conclusion de traités transatlantiques aux contours indéfinis parce que secrets (CETA) dont les enjeux placent de nombreuses entreprises dans un porte-à-faux concurrentiel qui peut se révéler mortel pour elles à terme ?

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