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Amis entrepreneurs : faisons nos comptes selon Saint Macron…

 Quid de l’ISF : New look ou New deal ?

   La réduction de voilure de l’ISF réduit à la taxation de la part patrimoniale constituée par les biens immobiliers des contribuables ne risque-t-elle pas d’entraîner des difficultés et partant un retard en terme de recherche et développement et d’application comme cela à été le cas pour les équipements destinés aux énergies renouvelables; à cause d’un cadre législatif à géométrie variable (bonne pour l’avionique chère à Gattaz mais désastreuse pour le management) et cela dans le secteur de la construction au sens large (BTP, VRD, Architecture,… Démolition et retraitement) lequel offre pourtant le gisement d’emplois comptant parmi les moins délocalisables qui soient et cela nonobstant l’approfondissement de la critique fondée ou non, de la directive sur les travailleurs détachés. Difficultés que la contraction continue annoncée des dotations aux collectivités locales ne viendront pas soulager en temps et en heure, les collectivités continuant d’écoper depuis plusieurs années les voies d’eau grevant leurs budgets y compris de fonctionnement.
 

Immobilisme immobilier ou contresens ?

   Il est utile de rappeler que le terme immobilier au moyen duquel on qualifie la catégorisation d’un bien, par opposition avec la catégorie des biens mobiliers à laquelle appartiennent les actions, obligations et autres certificats d’investissements, n’entretient qu’un rapport lexical formel avec l’immobilisme que le prosateur distrait prête sans façon à ce secteur. Les aspirations légitimes et parfois contradictoires des propriétaires, des bailleurs privés ou sociaux mais aussi des locataires plus ou moins exigeants entraînent une vive et salutaire émulation économique sur les marchés de la construction, de l’entretien et des rénovations du foncier bâti ainsi que des équipements collectifs et privés les desservant (cela s’étend même aux transports).
 
   L’action consistant à détourner de l’immobilier une part croissante de l’épargne vers l’investissement dans des biens mobiliers et en particulier les Euro bond allemands au motif qu’ils sont adossés à l’économie florissante de nos voisins dont nous attendons qu’ils servent de locomotive européenne, ne peut à terme qu’entrainer un retard dommageable à l’attractivité de nos territoires. En effet, une faculté prestigieuse, un pôle technologique d’excellence doivent s’accompagner d’une offre diversifiée, dans sa conception et ses financements, de logements susceptibles de satisfaire non seulement les étudiants auxquels, on pense d’abord en raison de leur nombre, mais aussi l’encadrement enseignant et administratif lequel désire bénéficier d’un bon cadre de vie. Cantonner l’immobilier au bas de laine des marchands de sommeil est une posture qui flatte la vanité des primo-accédants « pavillonants » au détriment de l’invention de solutions public-privé concertées dans le cadre de schémas directeurs dont la granularité seraient à la fois comptable des enjeux d’aménagement et dignes d’un pays moderne (ou à tout le moins modernisé).
 

Rupture de l’égalité, démonétisation de la parole de l’État…

   Si la suppression de la taxe d’habitation qui concernerait 80 pour cent de la population, selon la même source programmatique (EM !), peut apparaitre avant son examen approfondi comme désirable, il serait néanmoins urgent de préciser les conditions qui seraient faites aux propriétaires âgés. En effet, en prévision de leur vieillesse, longue – et c’est bien ainsi, et des charges inattendues qu’elle provoque, beaucoup d’entre-eux ont épargné de sorte à percevoir sous la forme de loyers un nécessaire complément de pension, les exclure de cette mesure par un effet de seuillage s’avère problématique. Peut-on pénaliser un modèle économique qui allège (ou déporte pour une partie non nulle) la charge du financement collectif du grand âge ou contraindre des personnes que la vie a isolé à devenir des apprentis « trader », sans trahir la parole de l’état et sans trahir la nécessaire pérennité d’une stratégie d’investissement qui abonde de facto l’économie sociale et solidaire irriguant l’aide à la personne dépendante, en dehors de laquelle l’accompagnement des grands âges, au nombre de cinq désormais, s’avèrerait plus que délicat ?

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