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Amis entrepreneurs : faisons nos comptes selon Saint Macron…

En marche vers le passé : le libéralisme « ruissellant »

   En tournant le dos à l’hétérodoxie économique qui théorise la motorisation de l’économie par le destruction créative pour une vision basée sur le ruissellement plus authentiquement néo-classique que libertarienne, E. Macron interdit de fait, malgré les phrases et le lyrisme (l’imitation de la pétition de marchands chandelle en guise de plaidoyer pour le libre entreprise est touchante mais demeure au niveau de la blaque), au tissu économique d’espérer en sa revitalisation par l’innovation car le ruissellement qui implique d’abord la maximisation du profit n’adresse dans le contexte tendu de l’après crise de 2008 qu’un frange étroite d’acteurs économiques dépendant de dispositions à caractères monopolistiques redoublées par la nécessité d’une intensité capitalistique sans précédent.
 

En marche vers le passé : le retour du refoulé « gaullo colbertiste »

   E. Macron est un faux libertarien et un vrai pur archéo-libéral d’inspiration « gaullo-colbertiste », bon élève moyen de l’énarchie somme toute, dont les recettes ont échoué partout sauf quand elles s’incarnent outre-Rhin dans l’ordo libéralisme orthodoxe, jusqu’au dogmatisme monétaire le plus extrême mortel pour les économies de Sud-Europe dont la France fait partie.
 
   Il est donc de la responsabilité des lecteurs attentifs du programme du candidat E. Macron d’avertir ceux qui ne disposent pas du temps nécessaire pour le faire, que le candidat Macron entend tout simplement incarner, du haut de sa placidité de trentenaire bien portant, la guerre de tous contre presque tous comme méthode hasardeuse de résolution du risque de guerre civile présentée par son adversaire. En cela, son incurie économique masquée par un volontarisme de façade, digne du bon Coué, incarne l’autre versant du fascisme, le plus durable parce que le plus insidieux en ce qu’il instille tout en chantant les louanges de la jeunesse (qui a bon dos) : « sus aux faibles, aux pauvres, aux alternatifs ». Ce Vae victis tonitruant est la formule du vainqueur notre Janus joufflu de qui vire de droite et de gauche… (le breton sous l’effet de l’alcool, dit « en dreuze »).
 

Quelle mauvaise herbe pousse dans« Il giardino dei Finzi-Contini »

   Enfin, je conseillerais à tous, y compris l’estimable Patrick Drahi, de revoir le chef-d’œuvre de Vittorio de Sica « Il giardino dei Finzi-Contini », car lorsque la magie façon Closer n’agira plus sur les consciences et les affects, alors ceux qui le croient à leur service se rendront compte qu’ils ne maitrisent plus leur créature (cf. notre analyse sur le néo-doriotisme). L’actualisation de ce phénomène existe déjà en Europe : elle s’appelle Vladimir Vladimirovitch Putin. Si Anna Politkovskaïa ne peu plus en témoigner, il en va différemment de l’oligarque survivant des camps Mikhaïl Borissovitch Khodorkovski, palez lui-en vous verrez bien ce qu’il a en dire… et on attend de savoir mieux les conséquences de la victoire d’Erdogan.

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